L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) affirme que les services aériens internationaux restent sûrs malgré la flambée actuelle d’Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda. L’agence appelle toutefois gouvernements et acteurs du transport aérien à appliquer strictement les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé et les protocoles sanitaires mis en place depuis la pandémie de COVID-19.
La flambée est liée au virus Bundibugyo, un sous-type d’Ebola qui ne se transmet ni par l’air ni par des contacts occasionnels, mais par contact direct avec le sang ou les fluides corporels de personnes infectées ou décédées. La période d’incubation pouvant atteindre 21 jours, les voyageurs en provenance de zones affectées font l’objet de recommandations de suivi sanitaire.
L’évaluation du risque de transmission internationale reste jugée faible, y compris lors des voyages en avion, les personnes malades étant généralement trop symptomatiques pour se déplacer et la transmission nécessitant un contact étroit. L’OACI s’oppose à des fermetures généralisées de frontières et ne recommande pas de dépistage systématique à l’entrée dans les pays non touchés. En revanche, les États concernés sont encouragés à mettre en œuvre un dépistage à la sortie dans les aéroports internationaux, ports et principaux postes frontaliers.
L’organisation s’appuie sur le dispositif CAPSCA pour coordonner avec l’OMS des mesures d’atténuation proportionnées, tout en appelant les États et les compagnies aériennes à ne pas aller au-delà des recommandations sanitaires afin de préserver la connectivité aérienne.