L’Ukraine a renforcé début février 2026 le contrôle de l’usage de Starlink sur son territoire, en réponse à l’emploi jugé illégal de terminaux par les forces russes via des circuits parallèles. Un dispositif de liste blanche a été mis en place afin de distinguer les équipements autorisés des terminaux utilisés par l’armée russe.
Le 5 février 2026, le ministre ukrainien du Numérique et de la Défense a annoncé que les terminaux non enregistrés, notamment ceux employés par les forces russes, avaient été coupés, tandis que les terminaux ukrainiens restaient opérationnels. La mesure vise directement les capacités de communication tactique et l’usage de Starlink pour des vecteurs comme les drones de longue portée.
Avant cette date, la Russie exploitait des dizaines de milliers de terminaux Starlink obtenus via le marché noir ou des pays tiers, intégrés dans son dispositif de commandement et de coordination sur le front ukrainien. Après la coupure, l’état-major ukrainien a constaté une diminution du nombre d’attaques quotidiennes et une baisse marquée du trafic réseau Starlink en Ukraine, interprétée comme le reflet de la désactivation des terminaux russes.
Pour Kiev, cette opération confirme le rôle stratégique des constellations satellitaires commerciales dans la conduite des opérations modernes, au même titre que les moyens de guerre électronique et de résilience des transmissions.