Un ressortissant biélorusse a plaidé coupable aux États-Unis dans une affaire de trafic de pièces d’avions interdites vers la Russie. Le dossier illustre les circuits de contournement mis en place après l’invasion de l’Ukraine, alors que les exportations de matériel aéronautique vers la Russie et le Bélarus sont fortement restreintes.
Le schéma reposait sur des sociétés écrans et des intermédiaires implantés dans des pays tiers, afin d’acheter puis de réexporter des composants occidentaux vers la Russie. Ces flux concernent des pièces d’avions et des équipements aéronautiques soumis à sanctions, dans un contexte où l’aviation russe reste dépendante de matériels importés pour maintenir sa flotte en service.
Depuis 2022, l’Union européenne, les États-Unis et d’autres partenaires ont durci leurs mesures contre le secteur aéronautique russe, en interdisant notamment l’exportation de pièces, de technologies et de services liés à la maintenance. Le cas du Biélorusse s’inscrit dans une réponse pénale plus large visant les réseaux qui alimentent encore la Russie en composants occidentaux malgré les embargos.