Pistorius juge non surprenant l’échec du programme FCAS

Boris Pistorius enterre sans détour le programme FCAS. Le ministre allemand de la Défense juge sa rupture « non surprenante » et la rattache à l’impasse industrielle entre Dassault et Airbus.

À Berlin, le message est net : les arbitrages politiques n’ont pas suffi à débloquer un dossier enlisé depuis des années. Berlin et Paris avaient maintenu la ligne, mais les divergences sur le partage des tâches, la gouvernance et la propriété des briques critiques ont fini par rendre l’atterrissage impossible. Pour l’industrie, l’échec renvoie la question de la prochaine architecture de combat aérien européen, alors que le FCAS devait structurer l’après-Eurofighter et l’après-Rafale autour d’un système de systèmes, avec combat cloud, effecteurs et plate-forme de sixième génération.

Pistorius refuse d’y voir une fracture franco-allemande. La séquence ouvre surtout un vide capacitaire et industriel que personne ne peut laisser durablement béant.