Le Sri Lanka a fait de la gratuité totale ou partielle des visas un instrument central de relance de son tourisme, crucial pour l’économie nationale. Après la crise économique de 2022-2023, marquée par un accord d’aide du FMI et un relèvement de la fiscalité, les autorités misent sur la simplification des formalités d’entrée et la suppression des frais de visa pour attirer davantage de visiteurs.
Une première étape a consisté à instaurer la gratuité pour les séjours touristiques de 30 jours de sept pays asiatiques (Chine, Inde, Indonésie, Japon, Malaisie, Russie, Thaïlande). Ce dispositif a ensuite été étendu à 40 nationalités à partir du 15 octobre 2025, incluant notamment la France, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, l’Espagne, le Danemark, mais aussi les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie. La mesure efface des frais qui atteignaient environ 50 dollars par personne.
En parallèle, le pays a basculé en avril 2024 d’une autorisation de voyage électronique (ETA) vers un e‑Visa, avec un portail dédié et des tarifs pouvant monter à 93,50 dollars pour les touristes européens. Les exemptions de frais coexistent donc avec un barème payant pour les nationalités non éligibles ou pour les séjours plus longs, certains e‑Visas offrant des validités jusqu’à dix ans et jusqu’à 180 jours de présence cumulée.